
Publié le vendredi 26 août 2011
Léa, accueillie à l'école La Providence, est dans l'incertitude quant à son auxiliaire de vie à la rentrée.
LAON (Aisne). Handicapée, la petite Léa ne sait toujours pas si elle aura une auxiliaire de vie scolaire pour la rentrée et si ce sera la même que celle qui la suit depuis deux ans.
LE nombre d'enfants handicapés scolarisés dans le premier degré a nettement augmenté ces dernières années. Des problèmes subsistent néanmoins, concernant, par exemple, les auxiliaires de vie scolaire, avec des contrats précaires et peu formés.
Du coup, il n'y a pas de véritable suivi qui est apporté à ces élèves handicapés.
Ils changent d'auxiliaire de vie en plein milieu de l'année parfois, annihilant des mois de travail.
Devoir repartir à zéro, c'est un peu ce que redoutent les parents de la petite Léa, âgée de 8 ans. Depuis deux ans, la fillette, atteinte d'une maladie orpheline, le syndrome de Rett, est accueillie chaque matin à l'école maternelle de La Providence.
« Ce projet d'intégration scolaire a été de nouveau validé pour deux ans par la Maison départementale des personnes handicapées, avec la présence d'une auxiliaire de vie. Sans elle, Léa ne peut pas être scolarisée », explique les parents.
Recrutement en cours
Ils sont inquiets cependant, car, pour l'heure, l'inspection d'académie ne peut leur assurer qu'une auxiliaire de vie sera présente pour la rentrée, qui a lieu jeudi prochain à La Providence. « On nous parle de recrutements en cours à une semaine de la rentrée », s'étonnent-ils. Ce qui veut dire que Léa risque de rater les premiers jours d'école.
Surtout, ils indiquent qu'on n'a pu non plus leur promettre que Léa bénéficierait de la même auxiliaire de vie scolaire. « Cela fait deux ans qu'elle accompagne Léa à l'école. C'est une vraie auxiliaire de vie, elle s'implique énormément. On choisit ensemble le matériel pédagogique adapté à Léa. On nous dit que son contrat ne sera peut-être pas renouvelé. »
Les parents estiment pourtant que Léa a fait beaucoup de progrès pendant ces deux années, grâce à elle. « Elle ne souhaite qu'à se former davantage, pour pouvoir s'occuper d'enfants polyhandicapés comme Léa, mais il n'y aurait pas de crédits. »
Précarité
Les auxiliaires de vie sont souvent dans l'expectative concernant leurs perspectives d'avenir. Dans le même temps, les parents, on le comprend, ont encore plus besoin que d'autres d'être rassurés par rapport à la scolarité de leur enfant handicapé.
« Nous avons peur que cela prenne du temps avec une nouvelle auxiliaire de vie pour qu'elle puisse faire du bon travail avec Léa. En outre, nous savons qu'avec la précédente, cela se passe très bien. »
Une fois de plus, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? C'est un peu la question.
Yann LE BLÉVEC
yleblevec@journal-lunion.fr
source http://www.lunion.presse.fr/article/aisne/lea-privee-de-rentree#comment-178492


Force Ouvrière n'as cessé de dénoncer lors de la journée Nationale Travail
& Handicap , l'indignation des conditions de travail des auxiliaires de vie scolaire et l'absence d'AVS " l'heure est à la régressions sociales."
http://www.force-ouvriere-info-travail-handicap.info/40-index.html

Le sénateur Paul Blanc, président de la commission des Affaires sociales du Sénat, et Mr Antoine Lefèvre, sénateur-maire de Laon ,sont également saisie du dossier .
http://www.force-ouvriere-info-travail-handicap.info/20-index.html
http://www.aisnenouvelle.fr/article/social/pour-que-le-handicap-nen-soit-plus-un

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